Aujourd’hui c’est un article assez personnel que je partage avec vous, celui de notre expérience en tant que parents d’enfants rapprochés. Suite à vos nombreux retours via Instagram, je vois que le sujet vous intéresse c’est pourquoi je tenais à vous raconter un peu plus en détails l’arrivée du deuxième enfant à la maison, le début de la vie à quatre, l’organisation, les difficultés comme les beaux moments.

Cet article a aussi pour but de m’apprendre à écrire un peu plus qu’à l’accoutumé, à poser mes mots sur mon vécu et sortir de ma zone de confort qui est plutôt visuelle habituellement. Je ne sais pas si je vais réussir à rester cohérente et à organiser mes idées comme je le désire cependant j’apprends, et ce, un peu plus chaque jour. 

Nos deux garçons ont 21 mois d’écart. Mon premier venait à peine de souffler sa première bougie, que 2 mois après j’apprenais ma nouvelle grossesse. Je suis passée par diverses émotions à ce moment précis, tout d’abord la peur de cette nouvelle responsabilité, la prise de conscience, les doutes et les questionnements en tous genres, puis les larmes de joie et ce bonheur d’avoir la chance de redonner la vie une seconde fois. Nous voulions un deuxième enfant c’est certain. Si tôt ? Non pas forcément mais la vie en a décidé autrement et c’est très bien comme ça.

Je n’ai pas du tout vécu cette deuxième grossesse comme la première, je pense que les mamans qui ont plus d’un enfant pourront en témoigner. Avec un enfant en bas âge, mon planning était déjà bien chargé, j’étais surtout en grand questionnement professionnel à ce moment là. Je dois avouer que les mois ont défilé à une vitesse folle, je n’ai pas eu le temps de me chouchouter, de me poser, je n’ai pris que 8 kg alors que j’en avais pris 16kg au premier.

Les questionnements tournaient en boucle dans ma tête, aujourd’hui j’en ris forcément puisque tout à coulé assez naturellement. Est-ce que je vais savoir aimer ce deuxième enfant aussi fort que le premier? La peur de casser ce lien si fusionnel…Est-ce qu’Aymar va se faire à l’idée d’avoir un petit frère? Nous sommes déjà débordés à trois alors comment vas t’on faire à quatre? Techniquement pour partir en vacances est-ce que c’est possible? Comment?
Bref nous les femmes, submergées d’émotions, nous pouvons être si fortes et fragiles à la fois ! Cette capacité à penser avec 10 coups d’avance, à vouloir tout prévoir, tout calculer constamment, l’envie qu’il soit là et ce dans de bonnes dispositions. Les hormones y étaient pour beaucoup aussi dans cette histoire.

Le 6 janvier 2018, jour de l’épiphanie, notre petit prince est arrivé après un accouchement express de 30 minutes ( une césarienne et 5 jours à l’hôpital pour le premier en 2016). Comme par magie tous les doutes se sont effacés et nous avons profité de notre bulle d’amour intense, sans penser au reste, se découvrir timidement, se réchauffer, le regarder et l’admirer sous toutes ses coutures, pleurer lorsque notre grand a rencontré son frère pour la toute première fois.

Puis rentrer à la maison et commencer cette vie à quatre alors qu’on venait à peine de trouver un rythme à trois. Mon instinct protecteur s’est vite tourné vers bébé car je l’allaitais régulièrement en m’en occupais toute la journée. J’ai vite senti que mon grand ressentait le besoin d’avoir sa maman aussi pour lui. Il a du s’habituer à ce petit être et partager sa mère, rien de simple quand on est l’aîné.

C’est vrai qu’Aymar a su exprimer sa jalousie et j’en suis contente car cela m’as permis de rectifier mon attitude envers lui. Il tapait un peu son frère, Jules n’a jamais pleuré ou réagi comme s’il le comprenait. A partir du moment ou j’ai de nouveau consacré du temps en tête à tête avec mon grand tout allait mieux. C’est moi qui allait le coucher tous les soirs avec le rituel des jeux, histoires et câlins.

Les premiers mois ont été très sportifs et épuisants je ne vous le cache pas. La fatigue liée à l’allaitement, l’organisation des bains, changer les couches de deux bébés, prendre des douches en aller/retour avec le transat dans la salle de bain, oublier de manger ou alors manger froid et pleurer en même temps qu’eux par moments à cause d’un léger baby blues.

À partir du troisième mois tout allait mieux et notre rythme à quatre s’installait naturellement. Il reste néanmoins soutenu pour maintenir la maison à peu près vivable et rangée, organiser les repas avec de l’avance et tout ce qui va de pair. Nous avons moins de répit cependant les moments ensemble sont si précieux. Oui parce qu’on y arrive toujours, en tant que parents nous faisons tous de notre mieux même si parfois les méthodes diffèrent, l’objectif est le même: Les aimer, leur donner tout l’amour dont ils ont besoin.

Parfois je prends du recul et je me sens fière de nous, j’observe nos enfants grandir, je ne perds aucune miette de leurs expériences et leurs nouveaux exploits. Les parents d’enfants rapprochés vous diront tous qu’on a l’impression d’être constamment en action et sous l’eau. C’est assez vrai par contre quand je les vois aujourd’hui jouer ensemble et être si complices j’en suis très heureuse et ça efface toute la fatigue.

Les six premiers mois j’avoue ne pas avoir pensé à moi du tout. Toute mon énergie était pour eux, ce qui me semblait normal. Je pense qu’on est beaucoup dans le même cas, c’est bien de s’en rendre compte pour prendre le temps de redevenir femme, retrouver un équilibre dans ma vie de femme et celle de maman. Je me suis un peu forcée au début, à me chouchouter un peu plus, à prendre rendez-vous chez le coiffeur, m’offrir des fleurs, me faire plaisir et retrouver mes amies. C’est fou comme c’est essentiel pour mieux retrouver son cocon après.

Pour les voyages, nous avons beaucoup vadrouillé avec Aymar et ce très rapidement après sa naissance puisqu’à 2 mois il prenait l’avion avec moi pour aller rencontrer ma famille en Bretagne. En effet, lorsqu’on est bien équipé il est tout à fait possible de voyager, cependant, on sait tous que cela demande pas mal de préparatifs et surtout un grand coffre (hehe). Encore faut-il le sentir bien sûr mais imaginez avec deux enfants, je me suis un peu stressée sur les premiers déplacements. J’ai d’ailleurs plusieurs fois oublié des choses au début.

Une chose est sûre nous privilégions les déplacements pratiques autour de Toulouse, les Pyrénées, le sud de la France, l’Espagne ou encore les destinations méditerranéennes avec très peu d’heures de vols. Ils sont encore petits et c’est donc moins fatigant pour tout le monde. D’ailleurs le prochain voyage est prévu en Avril entre amis & enfants, nous partons à Lanzarote.

Aujourd’hui ils ont 11 et 32 mois, leur complicité naissante est très touchante. Le petit à une seule dent cependant sa motricité est boostée grâce à son frère, il observe chacun de ses faits et gestes et essaie de les répéter. A l’inverse Aymar, lui, fait vraiment attention à son petit frère quand il joue et veille toujours à lui laisser un jouet dans les mains pour l’occuper. Ils se courent après en rigolant, se bousculent, s’enlacent (c’est encore rare mais ça commence), un vrai bonheur de les regarder évoluer comme ça.

Cela m’a du fait du bien de vous écrire et j’espère que ce partage d’expérience vous aura plu, rassuré ou encore donné envie de faire un deuxième enfant rapidement hahaha. Je vous embrasse chaudement et n’hésitez pas à me raconter votre expérience en commentaire ou juste laisser un petit mot.

 Pssst juste au cas vous seriez intéressé, les tenues que portent mes minis viennent d’une jeune marque éthique qui s’appelle Petit Gus. Elle vient tout juste de lancer sa boutique en ligne, je vous invite à découvrir ses valeurs et ses pièces trop craquantes.

Posted by:bonjourlasmala

11 replies on “21 petits mois d’écart

  1. Merci pour ton témoignage, c’est rassurant.
    Ma première a 20 mois et le deuxième est en route… ils auront 24 mois d’écart. J’ai des moments où je suis heureuse, d’autres ou j’appréhende vraiment, c’est flippant ! Mon conjoint n’étant vraiment pas emballé, ça rend la chose encore plus difficile.
    J’espère qu’à l’arrivée du deuxième tout ces doutes disparaîtront et laisseront place au bonheur qui couvrira les difficultés quotidiennes…..

    Encore merci, et c’est un bonheur de te suivre sur les réseaux, tu es pétillante !

    Sophie

    1. Merci Sophie pour ton petit mot déposé ici.
      Je te comprends complètement mais tu verras tout ira pour le mieux, fais toi confiance.

      Il saura te soutenir le moment venu tu verras, les papas ne réalisent vraiment qu’à la naissance je pense.

      Je te souhaite une belle grossesse, profites de chaque instant.

      Merci pour ces compliments qui me fond chaud au coeur. Douce soirée

  2. C’est chouette d’avoir ton retour d’expérience et j’imagine le challenge que doit représenter deux tout petits à gérer. Tu as l’air d’y arriver à merveille, même si ce n’est pas toujours simple. Ici je me pose la question de cet écart entre deux mais je crois que mon corps a vraiment besoin de récupérer et puis ça dépend tellement des enfants aussi, de leurs caractères, de l´attention dont ils ont besoin.
    Très jolies leurs tenues ♥️

    1. Merci Laura pour ton retour.
      En effet je pense qu’il faut savoir s’écouter c’est un tel chamboulement d’avoir un enfant, autant corporel qu’émotionnel. Prenez le temps qu’il faut, je t’embrasse

  3. Coucou Yasmine !
    Ici ça a été «  le contraire » ou plutôt différent … je rêvais d’avoir un deuxième enfant assez rapproché mais la vie en a décidé autrement. Un grave accident de voiture. Ils ont 5 ans d’écart. J’ai beaucoup pleuré de ce que je vivais comme une injustice, de ne pas être « maître de la situation ». Quelle douce bêtise , nous ne sommes maîtres de rien du tout surtout en matière d’avoir ou non un ou des enfants. Nous voulons ou pas en avoir, mais ensuite nous ne décidons pas vraiment. Bref. Moi j’avais peur que du coup mes enfants ne soient pas complices, qu’ils soient comme deux enfants uniques ( l’idee que je m’en faisais ), qu’ils ne s’aiment pas. Et finalement tout s’est bien passé !!! Mon fils est arrivé il y a 8 ans, sa grande sœur avait donc 5 ans et notre famille de 4 s’est construite comme cela, avec beaucoup d’amour forcément. Le fait que Clémentine soit déjà grande a facilité la remise en route du fait de s’occuper d’un nouveau-né. Bref. Ce que je souhaite exprimer ici et qui m’aurait fait du bien de connaître avant, c’est qu’on fait de sa vie ce que l’on souhaite, malgré les évènements et les contraintes, nous avons une grande force insoupçonnée parfois,mais qui est bel et bien là et qui est l’adaptation. Nous nous adaptons à notre situation : Quelque soit le schéma, c’est le vôtre et il est bien. Il faut se faire confiance. Il n’y a pas de schéma meilleur qu’un autre. Ils sont tous différents. Et chaque situation a son lot d’avantages et d’inconvénients. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Arrosez et bichonnez votre jardin il sera magnifiquement à votre image et c’est bien ça le plus important 😉. Des bizzz 😘.

    1. Merci pour ton retour d’expérience très intéressant !
      Tu as tout dit chaque personne est différentes et nos expériences le sont tout autant. C’est ce qui est chouette justement de pouvoir échanger là dessus entre mamans.

  4. Comme cet article tombe à point tu ne peux pas savoir 😍 la semaine dernière j étais sur ton blog pour savoir si tu parlais de la différence d âge de tes enfants. En ce moment je me renseigne sur le fait d avoir des enfants d âge rapproché car l envie est bien là. Mon bébé à 13 mois et je me demande si c est vraiment une bonne chose à faire.
    En tout cas avec cet article tu as répondu à beaucoup de mes questionnements et je t en remercie infiniment 💓💓💓

  5. Merci à toi d’avoir pris le temps de laisser un commentaire. Fais toi confiance et tout roulera, je sais c’est facile à dire mais suis ton coeur. Bises

  6. Bonsoir, alors je me permets de commenter pour donner un point de vue différent…J’ai trois petits, l’écart « choisi » entre mes deux premiers étaient de 3 ans et demi. Mon dernier fut une belle surprise qui a pointé son nez aux deux ans de mon deuxième. Perso, j’ai préféré avoir un peu plus de temps…J’ai l’impression d’avoir raté ou oublié plein de moments magiques de mon deuxième…Il a eu moins de temps rien qu’a lui…Il est vrai que le lien fraternel est très fort mais en tant que maman,ben oui comme tu disais j’ai souvent cette impression d’avoir la tête sous l’eau et de moins en profiter…si on peut dire…enfin ce n’est que mon vécu aussi!

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