D’un seul coup, le sol devient trop lourd. Alors je me lève, je mets de la musique et les premières notes suffisent.

Mes épaules s’enroulent, ma respiration s’allonge et mon buste commence à onduler. Mes bras s’envolent. Ils dessinent une courbe, puis une autre. Légère, comme offerte, ma poitrine s’ouvre enfin. Je respire. C’est parti. Mes hanches se balancent, je ne tiens plus mes pieds. Ça y est, je tourbillonne.

Je ne danse pas par choix, je danse parce que j’en ai besoin. Encore plus pendant ce confinement.

Rassurez-moi, ça ne vous a pas échappé ? En ce moment, la danse est partout. Les chorégraphies, les lives et les challenges fleurissent sur Instagram. Et ce n’est pas pour me déplaire. Plus que jamais, danser c’est retrouver un peu de liberté.

La liberté de mouvement forcément, mais surtout celle des émotions. Avouons-le, elles ont de quoi être perturbées en ce moment… Je ne sais pas vous, mais moi, le confinement me rend encore plus sensible que d’habitude. Je réfléchis beaucoup (trop), j’ai peur pour la suite, je perds patience plus vite et je deviens carrément climato-sensible.  « C’est grave docteur ? » « Non Madame, il vous suffit de danser. »

Un petit déhanché plus tard en effet, j’ai tout oublié.

Quand je danse, je dis oui. Oui à tout ce qui vient : les émotions, les pensées, les mouvements. Peu importe le mouvement d’ailleurs. Je ne juge pas. Et ça fait un bien fou. Ma danse à moi, elle n’a ni raisonnement, ni chorégraphie. Rien à exécuter, rien à faire, juste à suivre ce qui me vient. Je ne cherche pas à faire beau, encore moins à faire bien. Ma danse à moi est instinctive, un peu brouillonne, jamais parfaite mais toujours libre.

Quand je danse, je m’aime un peu plus. J’habite mon corps. Chaque mouvement est une nouvelle rencontre avec lui, un nouveau dialogue avec mon esprit. Il me parle, je l’écoute et finalement on ne s’entend jamais aussi bien. C’est grâce à mon corps que mon esprit se découvre, dans l’intimité et la bienveillance.

Quand je danse, mon cœur s’ouvre. C’est bon, la voie est libre : au revoir tristesse !

Je porte la combinaison Juno de Muse & Marlowe / Chaussures Naguisa (soldées en ce moment)

Publié par :bonjourlasmala

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